Nul ne sait quand semer. La météorologie nationale morte depuis plus de 22 ans. 3 sur 58 stations fonctionnent. Cameroun, dernier sur 186 pays.

Quel temps fera-t-il demain ? Quand faut-il semer ? Quelle est le calendrier agricole camerounais ? Autant de question auxquelles on ne sait répondre avec exactitude au Cameroun et pour cause. Les différentes stations météorologiques qui l'auraient permis, sont dans un état de délabrement et de disfonctionnement très avancé au point que certains disent que la météorologie nationale était morte depuis plus de 22 ans.

Les services météorologiques au Cameroun sont gérés par le Ministère des Transports qui a une Direction de la Météorologie Nationale et un budget de 8,5 milliards (2012). Ils ont pour fonction de donner les indications sur le climat, la pluviométrie, l'humidité de l'air et du sol, la vitesse et la direction du vent, la température, l'ensoleillement... bref, tout ce qui concourt à donner une idée du temps présent et futur. Pour ce faire les stations météorologiques sont installées dans différentes régions du pays et équipées d'appareils de mesure spécialisés qu'on appelle données météorologiques. En dehors du transport aérien, pour lequel les données météo sont indispensables, l'agriculture est l'un des principaux utilisateurs de la météo en ceci qu'elle permettrait de déterminer avec exactitude le calendrier agricole. A titre d'exemple, si nous sommes le 15 mars et connaissons qu'il pleuvra le 20 mars, les semis peuvent débuter dès le 16 mars, étant donné qu'il pleuvra le 20.



Selon un communiqué du Cercle de Concertation de la Société civile Partenaire du MINFOF/MINEP (CCSPM), sur 58 stations météorologiques gérées par le Ministère des Transports, 55 sont hors service depuis belle lurette et 03 fonctionnent en deçà de l'acceptable. Leurs infrastructures sont désuètes, les équipements, les instruments de mesure et d'observation sont incomplets et anciens, le personnel technique qualifié est quasi inexistant. Sur les 59 météorologistes au Cameroun en 2010, il n'y a aucun ingénieur. Au cours de l'année 2011, 9 sont allés en retraite et 15 autres iront en retraite entre 2012 et 2015, précise le communiqué. De même, sur 600 postes climatologiques et pluviométriques seuls 35 seraient d'usage. Plus grave, l'Organisation Mondiale de la Météorologie classe le service de la Météorologie du Cameroun dernier des 186 pays membres.

Un sombre tableau que nous avons pu vérifier entre Yaoundé et Ebolowa, en passant par Bafoussam, Nkongsamba, Douala et Edéa.

Alors qu'à la station météorologique de Bafia, la broussaille a envahi l'abri qui n'abrite rien du tout, à Nkongsamba la chèvre broute là où elle est attachée, sur le pluviomètre s'il vous plaît. Pour dire que dans cette station où le pluviomètre est l'un des derniers appareils survivants, il y a de l'herbe. A Edéa, le tableau est différent mais reste pitoyable. Les locataires de la station météo n'ont pas trouvé mieux que de transformer l'enclos de la station en sèche linge. A Nkoemvone/Ebolowa, c'est encore pire. L'état de délabrement de la station a fini par toucher le moral du personnel qui voit en tout visiteur, l'espoir d'une résurrection de la station : « Ce poste météorologique était le fleuron de cette station de recherche. Regardez ce à quoi ça ressemble aujourd'hui. Tout est foutu. Si vous pouvez faire quelque chose pour le sauver. » Nous dira Mr Damien Eyenet – ancien de la station. Il a de quoi se consoler s'il allait à Ekona par Buea où la station a purement et simplement été abandonnée dans la broussaille.

Une exception cependant qui mérite d'être saluée : La station météorologique du CARBAP à Djombé dont le standard international est respectée à la règle et qui nous a donné l'occasion de voir ce à quoi ressemble une vraie station météo. Pour dire que si on veut, on peut.

ACDIC infos

25 Septembre - 01 Octobre 2017

Denrées
huile raffinée (litre) : 1100 FCFA
huile de palme (litre) : 800 FCFA
plantain (régime moyen) : 3800 FCFA
Macabo (kg) : 285 FCFA
Pomme de terre : 250 FCFA
Igname blanc : 420 FCFA
Patate : 200 FCFA
Manioc : 230 FCFA
Poulet ponte (1.8 kg) : 2700 FCFA
Poulet de chair (1.8 kg) : 3000 FCFA
Œuf(Alvéole) : 1800 FCFA
Viande de bœuf (kg) : 2800 FCFA
Haricot rouge (kg) : 550 FCFA
Haricot blanc (kg) : 1000 FCFA
Haricot noir (kg) : 580 FCFA
Soja (kg) : 420 FCFA
Arachide (kg) : 410 FCFA
Maïs (kg): 220 FCFA