La campagne pour la souveraineté alimentaire fait suite à celle menée contre les importations massives de découpes de poulets congelés dont les méfaits sur l’économie nationale, sur la santé des consommateurs et sur l’activité des petits producteurs étaient manifestes.

Certes le plus grand résultat de cette campagne a été l’interdiction des importations de ces produits, mais elle a surtout mis à nu nos difficultés à produire en quantité et en qualité ce dont nous avons besoin pour nous nourrir.

 

Elle aussi confirmé que le Cameroun n’était nullement souverain pour son alimentation. Son agriculture et ses producteurs vont mal, alors qu’il est d’évidence que la batail pour la souveraineté alimentaire se gagne dans les champs et à la force du travail.

« Aidons-les à nous nourrir » comme nom de baptême à cette campagne traduit le souci de placer les producteurs et leurs difficultés au cœur des préoccupations. Il explicite le sens de notre plaidoyer et la nature des revendications – objet de la campagne, à savoir :

-          Obtenir le soutien (aide directe ou subvention) aux agriculteurs ;

-          Obtenir la protection /sauvegarde des marchés domestiques (locaux) ;

-          Obtenir des consommateurs qu’ils privilégient les produits locaux dans leurs choix de consommation.

-          Obtenir qu’il y ait plus de transparence et moins de corruption dans les circuits d’encadrement agricole.

-   Rappeler que 67% de nos populations vivent de l’agriculture et que cette agriculture et les agriculteurs vont mal ;

-  rappeler qu’on doit et qu’on peut se nourrir ; rappeler cette nécessité d’être souverain - tout au moins pour notre alimentation, c’est le modeste objectif de cette brochure.

Actions

Pour toucher la sensibilité du maximum possible de citoyens, car c’est l’une des conditions de succès pour ce plaidoyer qui se veut essentiellement participatif et populaire, l’ACDIC a organisé des conférences de presse, des diners parlementaires, des campagnes de signature de pétitions dans tout le pays, en milieu rural et urbain, et hors des frontières.

Résultats

-          La campagne pour la souveraineté alimentaire, même si elle est toujours d’actualité a permis d’ouvrir les yeux des citoyens sur les atouts «  du produire et du consommer local ».

-          630 000 pétitions adressées au Président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre chef du Gouvernement du Cameroun ont été signées par les Camerounais,

-          Accroissement du subventionnement à l’agriculture nationale.

Retrouvez toutes les photos ici

Denrées
huile de palme (litre) : 800 FCFA
plantain (régime moyen) : 2600 FCFA
Macabo (kg) : 433 FCFA
Pomme de terre : 270 FCFA
Igname blanc : 500 FCFA
Patate : 217 FCFA
Manioc : 150 FCFA
Poulet ponte (1.8 kg) : 2467 FCFA
Poulet de chair (1.8 kg) : 2800 FCFA
Œuf(Alvéole) : 1900 FCFA
Viande de bœuf (kg) : 2600 FCFA
Haricot rouge (kg) : 553 FCFA
Haricot blanc (kg) : 667 FCFA
Haricot noir (kg) : 526 FCFA
Soja (kg) : 413 FCFA
Arachide (kg) : 347 FCFA
Maïs (kg): 203 FCFA
 

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