Du 1er mars 2010 au 31 juillet 2011, l’ACDIC a mené le combat pour l’amélioration des conditions de voyage par train au Cameroun, principal moyen de transport entre le grand Sud et le grand Nord du pays. La campagne a été baptisée « Train sans souffrances ». Les problèmes soulevés ont été l’augmentation des coûts du transport, l’absence d’informations et des dispositions logistiques adéquates en vue de faciliter l’achat des titres de transport par les populations des régions éloignées : à titre d’illustration,

il est exigé d’un passager qui réside à Maroua (500 km environ de N’Gaoundéré) de réserver sa place dans le train 48 heures avant le départ en déposant une caution de 5 000 FCFA, sans que n’existe dans sa ville des guichets pour effectuer une telle opération ; l’arnaque des populations par un réseau organisé autour des guichets qui crée et entretient la surenchère dans la vente des billets de wagon lit et de première classe ; l’insalubrité et l’insécurité dans les gares ; les bousculades pour l’accès aux quais ; l’insuffisance des places assises dans les gares, le non-respect des horaires de voyage, la vétusté des rails et la faible puissance des locomotives affectées au transport des voyageurs, les surcharges des passagers dans les wagons, particulièrement les wagons de 2ème classe où de nombreux passagers voyagent debout, parfois couchés à même le plancher pendant une quinzaine d’heures au minimum ; l’absence d’hygiène dans les wagons notamment des toilettes sales et obscures, n’offrant aucune condition d’intimité ; le coût élevé des services de restauration dans le train où les prix sont en moyenne 70% plus élevé que les prix courants sur le marché, les accidents réguliers et souvent mortels dus aux déraillements fréquents sur le trajet Yaoundé – N’Gaoundéré – Yaoundé.

Les vastes campagnes médiatiques, et divers ateliers et rencontres dans la partie septentrionale en particulier, ont permis non seulement l’adhésion des autorités et des populations, mais aussi d’obtenir de bons résultats, un an après. Entre autres, la création des guichets CAMRAIL dans plusieurs localités (Garoua, Maroua, Yagoua, Kousseri), les installations sonores dans les voitures communiquer des informations aux passagers, des bandes de messages défilants dans les gares principales, des trains avec des wagons de 1ère classe climatisés et les wagons de 2ème classe avec ventilation, la présence des infirmières à bord, prête à intervenir en cas de malaise, licenciement des employés impliqués dans la vente illicite des billets, réhabilitation des halls d’embarquement des gares principales de Yaoundé et N’Gaoundéré, ouverture des guichets chez des partenaires dans quelques points des villes de Yaoundé et N’Gaoundéré, l’étiquetage des bagages des voyageurs ; le renforcement de la sécurité dans les gares et à bord des trains, réhabilitation de la voie ferrée, renouvellement des voitures et locomotives .

Denrées
huile de palme (litre) : 800 FCFA
plantain (régime moyen) : 2600 FCFA
Macabo (kg) : 433 FCFA
Pomme de terre : 270 FCFA
Igname blanc : 500 FCFA
Patate : 217 FCFA
Manioc : 150 FCFA
Poulet ponte (1.8 kg) : 2467 FCFA
Poulet de chair (1.8 kg) : 2800 FCFA
Œuf(Alvéole) : 1900 FCFA
Viande de bœuf (kg) : 2600 FCFA
Haricot rouge (kg) : 553 FCFA
Haricot blanc (kg) : 667 FCFA
Haricot noir (kg) : 526 FCFA
Soja (kg) : 413 FCFA
Arachide (kg) : 347 FCFA
Maïs (kg): 203 FCFA
 

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