Grâce à la culture d’igname et l’élevage bovin, la commune de Ngaoundal dans l’Adamaoua, décolle en 5 ans, avec :

*      Des producteurs qui gagnent 230 000 FCFA/mois !

* Des consommateurs des grandes villes qui mangent autant d’igname qu’ils veulent parce que c’est abondant et moins cher !

* Des usines de transformation d’igname en farine pour le pain ou le couscous !

* Des infrastructures de production, des infrastructures routières, éducatives, sanitaires, touristiques…etc.

*   Une qualité et un niveau de vie des populations extraordinaires ;

*  Un impact réel sur l’économie du Cameroun à travers la réduction des importations de riz et de blé, l’économie des devises, l’amélioration de la sécurité et souveraineté alimentaire, la popularisation de l’igname ;

*        Etc.

COMMENT ?

RAPPEL : 

-          NGAOUNDAL compte 70 000 Habitants pour 4500 Km2, une densité de 15 habitants par Km2 ;

-          NGAOUNDAL est très propice à la culture d’igname et l’élevagebovin ;

-          Dans nos grandes villes, L’igname est rare et cher. 1kg coûte 500 FCFA ;

-          Le coût de production de l’ignameest d’environ 1600 000 FCFA/Ha, avec un rendement variantde 15 à 30 t/ha. Soncycle de production dure 10 mois et la main d’œuvre nécessaire est dedeuxpersonnes par hectare.

-          Le coût de production d’un hectare de fourrage est estimé à 750 000 FCFA avec un rendement moyen de 9 tonnes par an. Les fourrages retenus sont des plantes vivaces qui durent de trois à quatre ans et la récolte se fait par des coupes successives avec une main d’œuvre de deux personnes/ha/an.

Aujourd’hui NGAOUNDAL produit à peine 1 500 tonnes d’ignames sur les 400 ha emblavés.

POUR L’IGNAME, COMMENT ON S’Y PREND ?

-          L’Etat décide de faire de NGAOUNDAL un bassin de production d’Igname et d’élevage bovin.

-          L’Etat décide de ce que les producteurs et éleveurs s’organiseront de manière rigoureuse en coopératives. Décide de ce qu’il y aura une tenue rigoureuse des données statistiques et une informatisation des différentes opérations avec tenue d’un fichier des producteurs.

-          L’Etat décide de ce que les ignames de NGAOUNDAL seront produites de manière biologique (sans produit chimique) et avec les pratiques d’agriculture durable.

-          L’Etat décide de ce que l’élevage bovin se fera de manière intensive (en stabulation c’est-à-dire en enclos) pour produire du lait et de la viande.

-          Pour ce faire, on décide de ce que chaque producteur d’igname devra obligatoirement avoir deux parcelles : Une pour la culture d’igname et l’autre pour la culture des plantes fourragères, plus précisément le Stylosanthès (Légumineuse qui produit 7 tonnes de matière sèche/ha) ou le Brachiaria(Graminée qui produit 10 tonnes /ha) ou encore le Panicum (Graminée qui produit 13 tonnes/ha). Ces cultures fourragères permettront non seulement de nourrir les bêtes (élevées en stabulation) mais aussi de fertiliser le sol soit par rotation de culture (assolement) soit par l’utilisation des bouses de vaches comme fumure organique.

-          L’Etatdécide de subventionner (sous forme de prime) la production d’igname et de fourrage à hauteur de :

  • 750 000 FCFA/hapour l’igname.Tout producteur qui obtient au minimum 15 t/ha,perçoit 750 000 FCFA de prime au moment de la récolte. C’est-à-dire 50 000FCFA/tonne;
  • 300 000 FCFA/hade fourrage. Tout producteur qui obtient 9 tonnes de fourrage/ha/ande stylosanthès,deBrachiaria ou de Panicum perçoit 300 000FCFA de prime au moment de la récolte.

-          L’Etatdécide de démarrer avec1000 Producteurs la première année.

-          Les 1000 producteurs s’organisent en coopérativesde producteurs d’igname et de fourrages (COOPIF) qui interviendront dans la production, la commercialisation, la gestion des subventions voire des crédits de campagnes, la gestion des infrastructures de stockage et conservation, les contractualisations diverses liées aux intérêts des producteurs…)

-          Les coopératives créent l’Union des Coopératives de Producteurs d’Igname et fourrages (UCOOPIF) qui coordonne l’ensemble de leurs activités ;

-          L’Etat favorise la mise en place d’autres coopératives actives dans le transport d’Igname, la commercialisation voire la transformation d’ignames et fourrages. Les différentes coopératives contractualisent des services entre elles ;

-    Des équipes de techniciens pluridisciplinaires sont affectées auprès des coopérativesaux fins d’accompagnerceux-ci dans leurs activités. Des contrats de performance sont signés avec ces équipes d’encadrement qui en plus de leur salaire bénéficieront des primes à l’encadrement  au prorata des producteurs ayant réussi leur campagne;

-          L’Etat crée un centre de recherche spécialisé dans les tubercules (l’igname ; patate,…)et l’élevage des ruminants (bovins, caprins, ovins..)à NGAOUNDAL dont la vocation sera de conduire des travaux sur des thématiques diverses touchant aux techniques de production, de transformation…etc.

-          Des jeunes chercheurs sont recrutés et envoyés en formation/spécialisation dans les grands centres de recherche sur les tubercules et élevage en stabulation de par le monde ;

-              Des start-ups sont recrutées pour informatiser le dispositif (fichage des producteurs et des productions, des transporteurs et des commerçants, traçabilité des produits…etc.)

Concernant l’igname :

-          Pour les 1000 producteurs, l’Etat devra débourser 750 millions FCFA pour subventionner la production minimale de 15 000 tonnes de tubercules d’igname.

-          La valeur marchande de cette production est de 7,5 milliards. C’est-à-dire 15 000 tonnes au prix coûtant de 500 FCFA/kg soit 7,5 milliards de FCFA pour une subvention de 750 millions. Enorme !

-          L’Etat fixe le prix d’achat d’igname aux producteurs bord champ à 200 FCFA/kg (prix garanti) par l’Union des coopératives de producteurs d’Igname.

-          A ce prix, le producteur gagne pour sa production de 15 tonnes, 3 millions de FCFA auxquels s’ajoutent les 750 000 FCFA de prime. Soit unerecettetotale de 3 750 000 FCFA. Quand on y retranche les 1 600 000 de charge de production,il reste 2 150 000 FCFA de gain annuelle pour l’igname, soitsensiblement 180 000 FCFA par mois.

Concernant le fourrage :

-          Le coût moyen de production d’un hectare de fourrage est estimé à 750 000 FCFA, pour une production minimale de 9 tonnes de fourrage, vendues à 150 FCFA/Kg bord champ au lieu de 350 FCFA, le producteur obtient 1 050 000 FCFA de recette/an. Quand on y retranche les 750 000 FCFA de charges de production, Il gagne nette 300 000 FCFA plus la prime de production de 300 000 soit 600 000 FCFA nette de gain par ha de fourrage et par an.

Par an, le producteur gagne 2 150 000 FCFA pour la culture de l’igname et 600 000 FCFA pour la culture du fourrage. Soit au total  2750 000 FCFA/an.Soit :

230 000 FCFA/ Mois.

Enorme ! Quand on sait que le SMIG au Cameroun est de 36 270 FCFA

 QUE DEVIENNENT LES 15 000 TONNES D’IGNAME ?

-          Les productionsauront deux destinations : Une part pour la transformation en farine panifiable ou farine de couscous et l’autre part pour la vente en tubercules sur les marchés.

-          L’Etat catalysera l’installation d’une usine de transformation de tubercules en farine à NGAOUNDAL.

-          Cette usine fonctionnera en SARL dont l’UCOOPI sera actionnaire et contractera avec l’usine pour son ravitaillement en tubercules ;

-          La farine permettra de produire du couscous d’igname et du pain enrichi à la farine d’igname. On créera un label « PAIN ENRICHI À LA FARINE D’IGNAME BIOLOGIQUE DE NGAOUNDAL »

-          Une bonne campagne de promotion de ce pain et du couscous d’ignamerehaussera leur place dans les habitudes de consommation. Toute chose qui accroîtra la demande et par ricochet dopera et pérennisera les cycles de production ;(imaginez les grandes affiches de couscous ou de pain enrichi à la farine d’igname biologique de NGAOUNDAL dans nos grandes villes et axes routiers)

-          Pour les caractéristiques de son igname et de sa farine, on ferra de NGAOUNGAL une Indication Géographique Protégée d’Igname« IGP/IGNAME », brevetée à l’OAPI,

-          De bonnes raisons pour que NGAOUNDAL devienne une destination touristique grâce à son pain d’igname biologique, ses recettes de cuisine d’igname, l’organisation de ses producteurs en coopératives, son modèle de développement inclusif…

-          L’Etat et l’élite locale seront encouragés à investir massivement dans les infrastructures d’accueil afin d’animer les activités touristiques…

-          Les Ambassades et autres représentations diplomatiques du Cameroun à l’étrangerauront pour mission de promouvoir la destination NGAOUNDAL dans les tours opérateurs. Imaginez ce que le tourisme apportera à Ngaoundal en termes de devises et de vie.

-          Pour ce qui concerne les ignames tubercules, l’UCOOPI qui centralise les productionslesrevendra à 200FCFA/kgaux coopératives de commerçants (bayamsellam)ayant créé des points de vente dans différents marchés des grandes villes. Ces coopératives bénéficieront d’une prime par tonne commercialisée. Le prix de vente aux consommateurs sera fixé à 250 FCFA /Kg au lieu des 500FCFA actuels.

-          A 250FCFA/kg, l’igname deviendra accessible au plus grand nombre de camerounais et concurrencera le riz importé vendu à 350 FCFA le Kg sur les marchés ;

-          La quantité de tubercules vendusferra baisser les importations de riz en tonnage équivalent. La quantité de farine incorporée dans le pain et les beignets ferra baisser les importations de blé importée en tonnage équivalent.

-          Par extrapolation, les 15 000 tonnes de tuberculesferont baisser pour moitié les importations de riz soit  une économie en devise d’environ 7 500 t x 350FCFA/kg = 2, 625 milliards FCFA et pour moitié les importations de blé soit une économie de 7 500t x 400 F/kg = 3 milliards FCFA.

QUELQUES ÉLÉMENTS DE BILAN À LA PREMIÈRE ANNÉE 

-          750 millions FCFA versés aux producteurs sous forme de prime à la production(subvention);

-          3 milliards de recette obtenus par les producteurs pour les 15 000 tonnes d’ignames ;

-          1 000 emplois directs et 2 000 emplois temporaires créés ;

-          La mise en place des coopératives et d’un système d’accompagnement performant;

-          La création d’un centre de recherche sur les tubercules et sur l’Elevage performants;

-          La construction des infrastructures diverses ;

-          La mise en place d’une industrie de transformation ;

-          Des emplois créés au niveau des usines, du centre de recherche, au niveau des coopératives, dans les circuits de commercialisation…etc.

PROJECTION :

Si nous considérons que chaque année, l’Etat recrute 1000 nouveaux producteurs dans le processus de subvention sous forme de prime, le tableau ci-dessous donne une indication des effets et impacts de cette opération sur 5 ans. Concernant l’igname et le fourrage.

En cinq ans ;

-          Pour L’Igname, avec 11, 250 milliards de subventions sous forme de primes versées aux producteurs, ceux-ci produisent au minimum 225 000 tonnes d’igname d’une valeur de 82,500 milliards desquels les producteurs empochent 45 milliards ;

-          En termes de devise, l’Etat économise/gagne sur les importations de blé et de riz respectivement 45 et 39,375 milliards. Au total 84, 375 milliards d’économie.

-          En termes de souveraineté et sécurité alimentaires, l’igname devient accessible aux consommateurs des grandes villes ;

-          En termes d’emplois, ce sont 15 000 producteurs qui sont engagés dans la production d’igname et dans leurs sillages 30 000 autres personnes trouvent du travail ;

-          Au fur et à mesure que la demande en tubercule et en farine augmente, on engagera les autres arrondissements de l’Adamaoua qui ont le même potentiel agro écologique que Ngaoundal, à l’instar de l’arrondissement de Mbédans la Vina;

-          Si le marché local est saturé en tubercule et farine (ce qui est un objectif recherché) on engage l’exportation vers les marchés extérieurs ;

-          Nous ne perdons pas de vue ce que la région de l’Adamaoua est aussi propice à la culture de la patate panifiable ;

-          Pour le Fourrage, avec 4,5 milliards de subvention sous forme de prime versées aux producteurs, ceux-ci produisent du fourrage d’une valeur estimée 47,250 milliards desquels ils empochent 15,750 milliards ;

-          Le fourrage contribue substantiellement à l’alimente les vaches élevées en stabulation dans les conditions de subvention sous forme de prime à l’élevage que nous n’avons volontairement pas abordé ici.

-          Cet élevage contribue à la satisfaction des besoins d’alimentation des populations en Lait et en viande. Il fournit le cuir, les cornes qui alimentent les artisanats

-          Le lait concoure à la réduction des importations de lait et conséquemment à l’économie des devises. Il alimente les industries de production des yaourts, de fromages, de beurre, …

IMPORTANT À SIGNALER

 A.Le travail et encore le travail, le professionnalisme, une organisation rigoureuse des producteurs, des productions et des activitéssont indispensables pour la durabilité, la transparence et l’équité dans les actions. Ellessont indispensables non seulement pour l’efficacité des relations entre les différents maillons de la chaine de valeur, mais aussi pour la planification prospective et la gestion stratégique des actions d’années en années. Dans le cas d’espèce, L’organisation souhaitée des producteurs et acteurs en coopératives et l’informatisation maximale des opérations répondent de cette préoccupation.

B.Les objectifs affichés ici sont précis:

-          Tirer meilleure partie des conditions agro écologiques qui favorisent l’élevage bovin et la culture d’igname.

-          Créer les conditions d’enrichissement des producteurs et l’arrondissement par la culture d’igname et l’Elevage bovin;

-          Rendre populaire la consommation des ignames dans Ngaoundal et les grands villes en inondant les marchés d’ignames,vendus à un coût accessible au commun des camerounais.

-          Réduire les importations de denrées telles que le riz et le blé par l’amélioration de la compétitivité de l’igname ;

-          Promouvoir l’incorporation de la farine d’igname dans le pain

-          Créer un label « PAIN ENRICHI À LA FARINE D’IGNAME BIOLOGIQUE DE NGAOUNDAL »

-          Faire de GAOUNGAL une IGP IGNAME : Indication géographique protégée d’Igname biologique.

-          Faire de NGAOUNDAL une destination touristique grâce aux avantages tirés de la culture biologique de l’igname et l’élevage bovin en stabulation ;

-          Renforcer l’emprise de la collectivité locale sur le développement de la région avec une forte participation des paysans à travers leurs coopératives de production ;

-          Favoriser l’organisation des producteurs en coopératives

-          Contrôler les itinéraires techniques de production

-          Contrôler les quantités produites

-          Contrôler les qualités produites

-          Contrôler les prix/revenus aux producteurs

-          Contrôler les prix sur les marchés (Consommateurs)

-          Planifier les productions,

-          Construire les chaines de valeur (Industrialisation)

LES COOPÉRATIVES MISES EN PLACE FAVORISENT :

-          La gestion optimale des activités

-          La participation des producteurs dans la gestion et l’orientation du développement de la commune

     La participation des producteurs dans la gestion et l’orientation de l’éducation, de la santé, des infrastructures diverses… au niveau communal

-          La mise en place d’un système de sécurité sociale des producteurs

-          La mise en place d’un système financier et/ou d’assurance adaptée aux producteurs;

-          Etc.

LES FILIÈRES DE FORMATION NÉCESSAIRES

* Génie Civil

* Génie Informatique

* Génie Mécanique

 * Biotechnologie

* Chimie Industrielle et Environnement

Ingénierie des équipements agroindustriels

 * Génie des procédés

 * Science Alimentaire et Nutrition

 * Industrie Agricole et Alimentaire

 * Tourisme

Marketing / Commerce

Communication

Comptabilité

 * Relations Internationales

 * Etc.

Météo du poulet

Semaine du 11 mars 2019

Denrées
Poulet ponte (1.8 kg) : 2 000 FCFA
Poulet de chair (1.8 kg) : 3 400 FCFA
Soja (kg) : 400 FCFA
Arachide (kg) : 460 FCFA
Maïs (kg): 240 FCFA